SCANDALE DES PROTHÈSES MAMMAIRES PIP, ALERTE PROTHÈSES SEINS

-Le 23 décembre 2011, les autorités sanitaires ont recommandé l’ablation des implants mammaires en gel de silicone de la marque PIP posés depuis 2001. Les implants au sérum physiologique PIP posés de 1995 à 2001 ne sont pas concernés. Il a, en outre, été décidé d’accorder une prise en charge (remboursement) des frais d’hospitalisation, de chirurgie et d’anesthésie pour le seul retrait des implants. Le remboursement de la mise en place de nouveaux implants n’est accordé que dans les cas de reconstruction après cancer.

 

- Un seul fabricant d’implants mammaires, la société  varoise  Poly-Implants- Prothèses  (PIP), n’a pas respecté le processus de fabrication des prothèses validé par l’ Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Il n’en résulterai aucun risque toxique pour les patientes, mais une diminution de la longévité de la paroi de certaines prothèses PIP et parfois une inflammation locale.

-Concernant le risque de cancers du sein de type adénocarcinome: il n’a jamais, dans les études scientifiques, été retrouvée d’augmentation du nombre de cancer du sein du type le plus fréquent, c’est à dire les adénocarcinomes, chez les patientes porteuses de prothèses mammaire. 1 femme sur 9 développera au cours de sa vie un cancer du sein si elle n’a pas d’implants mammaires. Inversement, les implants mammaires ne protègent pas du risque de cancer de sein, une femme avec des implants a donc aussi un risque de 1 sur 9 de développer un cancer du sein. Le suivi à vie des femmes porteuses d’implant par leur chirurgien permet de prescrire des examens complémentaire (mammographie et échographie) et ainsi de dépister précocement des tumeurs du seins, qui vont pouvoir bénéficier d’une prise en charge rapide.

-Concernant le risque de lymphome, de type  anaplasique à grandes cellules (ALCL), la FDA (Food and Drug Administration USA) a retrouvé 60 cas mondiaux de lymphome chez 6 million de femmes porteuses d’implants. 95% de ces patientes ont été guéries selon l’IPRAS (Confédération internationale des Sociétés de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique) qui a elle retrouvée 75 mondiaux pour 10 million de porteuses d’implant. La FDA précise « Avec les informations disponibles, il n’est pas possible d’affirmer de façon statistiquement significative que les implants mammaires sont responsables du développement de lymphome ALCL. En effet le lymphome ALCL est si rare, surtout au niveau du sein , qu’une étude devrait être réalisés sur des dizaine de millier de femme pendant plus de 10 ans. Même ainsi, le lien de causalité ne pourrait pas être établi de façon certaine. » www.fda.gov

- Les patientes porteuses de prothèses PIP doivent revenir en consultation voir leur chirurgien esthétique.

- Les implants en silicone, remplis de gel de silicone ou de sérum physiologique, qui existent depuis plus de 40 ans, sont la seule possibilité fiable d’augmenter le volume mammaire: les substances injectables à base d’acide hyaluronique, type MACROLANE, ont été interdites et les techniques de lipomodelage (injection de graisse dans le sein) peuvent être réalisées mais dans des conditions très strictes, dans le cadre d’une étude scientifique, chez des patientes de moins de 35 ans.

Pour en savoir plus:  www.afssaps.fr