Augmentation mammaire: implants, prothèses, lipo-filling

description

La chirurgie esthétique mammaire est la plus spectaculaire et la plus immédiatement gratifiante de nos interventions.

Deux voies, deux cicatrices possibles: soit à la frontière de la moitié inférieure de l’aréole, à la jonction entre la peau pigmentée  de l’aréole et de la peau plus claire du sein, soit sous le bras dans la zone pilleuse axillaire. Le choix de la cicatrice dépend de la morphologie du sein:

  • Seins un peu tombant, chez une femme normalement ronde, l’idéal est la voie aréolaire, avec placement pré ou rétro-pectoral de l’implant EN SILICONE, gélatineux, prévu pour durer plus de 10 ans minimum.
  • Seins plats chez une femme mince ou maigre: cicatrice axillaire avec placement rétro pectoral de la prothèse, de façon à éviter l’aspect de sein artificiel, posé sur le thorax, immobile même en position couchée.

La prothèse n’étant pas fixée dans la loge que nous créons, il faut, dans les cas esthétiques, ne mettre que des implants RONDS, les implants anatomiques, se retournent dans la loge et doivent souvent être changés: car l’aspect devient peu naturel avec sein remonté voire bosselé du fait de la bascule de l’implant en goutte d’eau; ces implants anatomiques sont réservés aux reconstructions après mastectomie pour cancer, car dans ces cas, il manque de la peau et l’implant anatomique est plaqué sur les côtes.

La surveillance des seins augmentés par implants ne pose pas de problème à la différence des procédés expérimentaux par injection d’acide hyaluronique qui se résorbent à 80% après un an, obligeant chaque année à une nouvelle injection aussi coûteuse, si l’on veut garder le même volume.

L’allaitement reste possible après intervention, mais il est préférable d’attendre un an avant une grossesse.

Il y a néanmoins, un aléa imprévisible qui se produit dans 1% des cas: la « coque » péri-prothétique, réaction de rejet de l’organisme qui entoure l’implant de certaines femmes d’une capsule fibreuse. Cette réaction peut se produire d’un côté seulement dans les 2-3 mois suivant l’opération. Le traitement consiste, au début, dès la survenue du changement de consistance, en des massages forts par le chirurgien lui même (squeezing). Ces massages permettent dans la moitié des cas de retrouver une bonne souplesse.

Lorsque le durcissement récidive malgré les « sqeezings » il faut faire une ré-intervention, sous anesthésie mais en ambulatoire afin d’élargir la loge autour de l’implant incriminé (seuls les frais de bloc sont facturés: 300€).

Il n’y a pas de cause identifiée certaine à cet réaction fibreuse, cette « coque », en dehors de l’hématome péri prothétique d’où la nécessité de sortir de clinique le lendemain avec les drains aspiratifs qui sont gardés 2 à 3 jours. Ces drains aspirent les dernières gouttes de sang et de lymphe et permettent d’éviter l’hématome post opératoire qui est la deuxième complication possible de l’augmentation mammaire. (L’infection d’une ou des deux prothèses est très rare, le plus souvent dûe à une compresse oubliée dans la loge.)

Le lipo-filling, lipo-modelage est très utilisé en reconstruction du sein

Il a été codifié par l’excellent docteur DELAY, du Centre de Cancérologie de Lyon: un prélèvement de graisse de plusieurs dizaines de grammes( jusqu’à 300g) est fait par liposuccion, d’une zone donneuse excédentaire: cette graisse est décantée, parfois centrifugée puis ré-injectée dans le sein ayant subi une tumorectomie, pour cancer ou pour lésion bénigne ayant perturbé le volume mammaire. Deux ou trois lipo-modelages sont parfois nécessaires dans les asymétries importantes. En chirurgie esthétique, cette technique est employée en complément des implants lorsqu’il existe un défaut post-opératoire: plis visibles de la prothèse sous une peau très fine, dépression  des  cicatrices au niveau de l’aréole. Il est difficile d’obtenir par lipo-modelage exclusif une augmentation mammaire suffisante: les patientes à seins menus ont le plus souvent peu de graisse excédentaire, et ne souhaitent pas les deux ou trois temps opératoires indispensables pour augmenter le volume de 200-300 cm3 habituellement utile.

fiche pratique

Augmentation mammaire - Surveillance :

Nécessaire avec votre chirurgien 2 mois après l’intervention, puis après un an, puis tous les 2 ou 3 ans: certaines de nos patientes ont encore des implants opérés il y a plus de 20 ans parfaitement tolérés et intacts aux radiographies et IRM: on les revoit tous les ans ou en alternance avec le/la gynécologue.

 

Augmentation mammaire – Choix du volume de l’implant :

Le choix du volume est fait lors des 2 consultations pré opératoires avec des photos de bustes nus, apportées par la patiente et discutées avec le chirurgien, en fonction de la morphologie mais aussi du rêve de chacune: il faut toutefois savoir rester raisonnable pour un résultat naturel et harmonieux: « Le mieux est l’ennemi du bien ».

 

Augmentation mammaire – Pour :

Les femmes présentant une hypoplasie mammaire (petite poitrine).

 

Augmentation mammaire – Avant :

Une première consultation avec notre chirurgien plasticien va permettre de procéder à une évaluation concernant l’intervention. Antécédents médicaux, allergies, qualité de la peau etc., rentrent effectivement en considération lors de la détermination de la technique chirurgicale la plus adaptée. Un bilan médical est également exigé et prescrit lors de la consultation préopératoire obligatoire avec le médecin anesthésiste.

 

Augmentation mammaire – Intervention :

Le principe de cette intervention de chirurgie des seins consiste à implanter des prothèses mammaires dont le choix dépend du volume des seins souhaité et souhaitable.Ces implants peuvent être placés en arrière ou en avant du muscle pectoral. L’incision se fait, selon les cas, par voie axillaire (au niveau des aisselles) ou au niveau de l’aréole.La prothèse mammaire n’est jamais implantée dans la glande mammaire, cette intervention chirurgicale n’a donc aucune incidence sur son fonctionnement ou sur le suivi (mammographie, palpation…). La prothèse est remplie de gel de silicone et est de forme ronde le plus souvent, exceptionnellement anatomique en raison des risque de bascule de ces implants en  goutte d’eau.

 

Augmentation mammaire – Anesthésie :

Cette intervention mammaire est réalisée sous anesthésie générale.

 

Augmentation mammaire – Hospitalisation :

Une hospitalisation d’une nuit est indispensable afin d’assurer une surveillance postopératoire optimale .La sortie se fait après vérification des drains qui sont le plus souvent conservés 2 à 3 jours.

 

Augmentation mammaire – Risques :

L’hématome, poche de sang collecté, est un aléa commun à toute chirurgie:il doit être évacué rapidement.

La survenue d’une fibrose autour de l’implant est rare( environ 1% des opérées) et plus progressive: sa survenue n’est pas prévisible, un seul sein est parfois touché.

Des massages forts peuvent assouplir cette coque péri-prothétique. Une petite reprise chirurgicale est nécessaire dans les cas rebelles.

 

Augmentation mammaire – Suivi :

La première année, deux visites sont nécessaires: au deuxième mois et après un an.

Ensuite, une consultation tous les deux ans est conseillée avec votre chirurgien.

Il faut éviter d’être enceinte l’année suivante, mais l’allaitement reste possible car les canaux galactophores sont préservés. La surveillance clinique et radiologique n’est pas entravée à condition de prévenir le gynécologue et le radiologue.

Enfin les implants mammaires en silicone de dernière génération sont garantis au moins 20 ans.

partie du corps: 
Techniques d'intervention: 

Ajouter un commentaire

contact

contact

Contactez-nous par email grâce à ce formulaire ou par téléphone au  01 46 05 83 65

Toutes les informations que vous nous communiquerez sont confidentielles et réservées à un usage médical. Elles ne seront communiqués à aucune tierce partie.