Droit de réponse à l’article de l’Express du 1/12/2010: Le palmarès des hôpitaux les plus sûrs.

Le Ministère de la Santé et des Sports réalise chaque année une grand enquête intitulée le Bilanclin, portant sur les infections associées aux soins dans tous les établissements de santé du pays.

Un certain nombre de critères liés, tant aux bonnes pratiques médicales ou d’hygiène qu’au nombre de litres de solution hydroalcoolique achetés ou la quantité et le type d’antibiotiques utilisés permettent de distribuer des bonnes et des mauvaises notes.

 

Un classement des “bons” et des “mauvais” établissements est ensuite repris dans la presse, et en particulier dans l’Express dont la publication des résultats est particulièrement attendue.

Ce résultat est, quels que soient les améliorations, la rigueur et le sérieux de notre démarche, bien que notre clinique n’ait enregistré aucune infection nosocomiale en 2009, peu satisfaisant.

Pourquoi sommes nous mal notés?

Parce que deux critères faussent les résultats.

  • Le nombre de litres de solution hydroalcoolique achetés par an (cette solution doit être utilisée constamment pour la désinfection des mains en plus des procédures d’hygiène déjà en place) ne tient pas compte du nombre de personnels ou de patients traités. Qu’il s’agisse de 600 lits ou de 6 lits, pas de distinction. Résultat, une clinique de 6 lits, comme l’IECEP récupère une mauvaise note parce qu’elle consomme beaucoup moins de solutions hydroalcooliques que le CHU régional.
  • Autre critère pénalisant, la quantité et le type d’antibiotiques consommés. Or, la moitié de nos patients séjourne moins de 6 heures dans notre établissement, (combien d’antibiotiques pouvons nous prescrire en 6 heures par rapport à la prescription d’un patient hospitalisé une semaine ?)
  • Ainsi les établissements ayant eu des accidents nosocomiaux sont mieux notés que nous, or L’IECEP n’a enregistré aucune infection  en 2009 ou en 2010.