Chirurgie esthétique des adolescents : Danger !

Les médias télévisés, friands de scoops vendeurs de publicité, se font l’écho d’une soi-disante, nouvelle tendance de la chirurgie esthétique: celle  des adolescents(tes).

Les chirurgiens de l’IECEP,et l’anesthésiste, sont totalement opposés à cette demande de chirurgie esthétique, à un âge où ni le corps, ni le cerveau ne sont « terminés ».

 

Chacun a le souvenir de cette époque de la vie: nous étions comme une chrysalide maladroite et complexée par un rien: nez un peu grand dans un visage encore enfantin, lèvres trop charnues, seins encore menus car leur croissance est  parfois  décalée après la puberté, rondeurs excessives  dues à  un excès de sucreries et de Coca-Cola.

Il est essentiel, pour la réussite d’une intervention esthétique, que la croissance osseuse soit terminée: les radiographies des poignets sont un moyen facile de s’en assurer par l’examen des cartilages de croissance( les cartilages de conjugaison). Il est essentiel également de considérer la maturité intellectuelle qui recule de décennie en décennie du fait de l’entrée de plus en plus tardive dans la vie active.

Ainsi les seules interventions médicalement nécessaires à l’adolescence sont:

-les oreilles décollées, source de moqueries depuis le plus jeune âge, et que l’on peut corriger dès l’àge de 10 ans.

-l’hypertrophie mammaire juvénile avec croissance très rapide de la glande: il nous est arrivé d’opérer à  l’âge de 15 ans des jeunes  filles faisant du 95 bonnet F de taille de soutien-gorge,  déprimée par cette irruption dans le monde adulte et  les regards de certains hommes.

-la chirurgie plastique et réparatrice des cicatrices, naevus importants, séquelles de malformations congénitales, est également parfaitement licite, c’est évident, si possible en dehors de la puberté, car les cicatrices y sont les pires.

Avant 18 ans donc, interdiction des rhinoplasties, prothèses mammaires et des liposuccions: parents tenez bon!